lundi 21 avril 2014

Le dramaturge George Bernard Shaw

George Bernard Shaw (1856-1950), Prix Nobel 1925

« Le prix Nobel, c'est une bouée de sauvetage lancée à un nageur qui a déjà atteint la rive.  »
GB
. Shaw

George Bernard Shaw est un homme plutôt curieux, éclectique, qui s’intéresse aussi bien à la politique, à la musique qu’à la critique et à la littérature. Mais c’est comme auteur dramatique qu’il deviendra célèbre, c’est dans ses textes qu’on retrouve l’homme tour à tour ironique et provocateur, rejetant toute forme de violence et de conformisme bourgeois. Né à Dublin, sa jeunesse irlandaise sera marquée par sa difficile relation avec un père alcoolique et à 20 ans, il rejoindra rapidement sa mère à Londres. Tout en étant critique d’art et de musique, il milite dans une organisation socialiste et commence l’écriture d’essais et de romans.

Devant sa machine à écrire

En 1906, Charlotte et George Bernard Shaw louent une grande maison de briques rouges un peu à l’écart de la petite ville d’Ayot Saint Lawrence, qu’ils acquirent en 1920 avec les terres avoisinantes. Elle conserve de nombreux effets personnels, son armoire et sa commode contiennent encore ses habits et ses chaussures, ainsi que des souvenirs littéraires sur leur vie. On sait qu’ils faisaient chambre à part, celle de Charlotte servant maintenant de musée. La bibliothèque, près de la fenêtre, contient les nombreux volumes des œuvres de Shakespeare.


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Shaw's corner sa maison
La salle à manger était son domaine, il y répondait à son abondante correspondance et écoutait les concerts retransmis par la BBC, dont il était très friand. Une porte donne accès à la terrasse où il aimait se prélasser et recevoir ses amis. C’est dans cette pièce qu’il est mort et ses cendres répandues dans le jardin.

C’est au théâtre que sa verve et son humour vont faire merveille comme la critique sociale de certaines de ses pièces comme sa pièce « Le Héros et le Soldat ». A partir de 1898, sa santé se dégrade, il « se range » et se marie mais poursuit sa production littéraire, développant ses idées dans des essais qui reprennent la critique sociale de ses pièces de théâtre, dont les plus connues « Pygmalion » et « Sainte Jeanne ».

  Shaw à stratford en avril 1932

Il dénonce aussi l’étroitesse d’esprit et l’hypocrisie de la religion dans des pièces comme « Disciple du diable » ou « Le Vrai Blanco Posnet » en 1909. Dans « Androclès et le lion » (1912), il étudie les motivations religieuses et spirituelles de l’homme. S’inspirant des enseignements de Charles Darwin, il fonde sa philosophie sur l’évolution, force encore mystérieuse, qu’il appelle « Force de la vie », puissance imparfaite qui cherche à atteindre la perfection (préface de « En remontant à Mathusalem », 1920). Il s’oppose avec vigueur à la personnification de toute divinité.

Son ironie mordante s’accorde bien à cette réflexion sur la vie : « L’alcool est un anesthésique qui permet de supporter l’opération de la vie ».

Citations
« L’homme raisonnable s'adapte au monde; l'homme déraisonnable s'obstine à essayer d'adapter le monde à lui-même. Tout progrès dépend donc de l'homme déraisonnable ».
« L’hypocrisie est l'hommage que la vérité paie à l'erreur ».
* « On appelle cercle de famille un endroit où l'enfant est encerclé ».

                  
                     <<<< Christian Broussas – Feyzin, 14 avril 2014 - <<< © • cjb • © >>>>

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