jeudi 16 octobre 2014

Amélie Nothomb Pétronille


    « Pétronille, c'est d'abord un livre sur ce drôle de peuple, les Français ». Amélie Notomb







« Tout est véridique. Je n'invente rien » , prévient Amélie Nothomb qui, dans ce roman,  revient en France après une nouvelle incursion au Japon dans son roman précédent La nostalgie heureuse.

Ce retour en France donne lieu à une balade dans les rues de Paris mais passe aussi par une escapade londonienne marquée par une scène savoureuse où la romancière est reçue par Vivienne Westwood... et se retrouve à promener son chien. [1]

  Vivienne Westwood 

Épisodes savoureux comme Amélie Notomb sait en écrire tels également cette descente des pistes de ski une bouteille à la main, les yeux fermés et la tête renversée en arrière, dans des postures de dessin animé ou le Nouvel an chez les parents de Pétronille.

Boire du champagne, c'est autre chose car, selon Amélie Nothomb, l'ivresse ne s'improvise pas. Et boire toute seule est un péché. Alors, elle cherche un compagnon, une présence pour partager. Son truc, c'est de jeûner assez longtemps pour retrouver ses sensations primaires et de déguster comme il se doit le divin breuvage, « jamais le champagne n'avait été à ce point exquis », constate-t-elle après une dégustation précédée de 36 heures de jeûne. et c'est lors d'une de ces séances en général fastidieuses de dédicace qu'elle rencontre Pétronille Fanto.

Elle est d'allure androgyne, de modeste extraction, sans grands atomes crochus avec Amélie Notomb, trop différentes, des univers opposés et pourtant les deux femmes sympathisent. En fait, Pétronille est l'écrivaine Stéphanie Hochet, [2] qu'Amélie Notomb a rencontrée il y a une quinzaine d'années et qui l'avait séduite par son côté noirceur. Dans une interview, Amélie Nothomb précise : « la vraie Pétronille est très violente, très noire, attirée par la mort de manière insensée. Mais ce livre lui ressemble profondément. Parce qu'il faut une certaine qualité de désespoir pour partager de franches rigolades ».

Pétronille       Stéphanie Hochet

Commentaires et critiques
* « Certains romans d’autofiction sont pleins de facétie : Stupeur et tremblements, Métaphysique des tubes, pour ne citer que les plus réussis. Malheureusement, d’autres romans sont ratés, que l’on se remémore par exemple Journal d’Hirondelle ou Sauver le père… [...]
Autant vous prévenir de suite et sans modération : je n’ai pas aimé Pétronille et, contrairement à la plupart des romans autofictifs d’Amélie Nothomb, je n’ai pas ri une seule fois.
»  Anne-Sophie Demonchy, La lettrine

* « Avec ce roman, Amélie Nothomb revient à son meilleur niveau, et nous propose une lecture savoureuse et pétillante. [...] Mais le tour de force principal de l’auteur dans ce roman, c’est tout de même d’arriver magistralement à brouiller les frontières entre la fiction et le réel... » Les chroniques culturelles

Notes et références
[1] Vivienne Westwood surnommée « enfant terrible de la mode », est une styliste anglaise, née en 1941, connue pour ses créations excentriques et colorées
[2] Stéphanie Hochet est une romancière, essayiste et journaliste culturelle française née à Paris en mars 1975.

                                            Amélie Nothomb publie Pétronille (Albin Michel, 20 août 2014)

  <> CJB Frachet - Pétronille - Feyzin - 17 octobre 2014 - <><> © • cjb •  © <>

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