lundi 3 novembre 2014

Palavas-les-Flots

    
Palavas-les-Flots                                            Le Lez vu du pont           

Palavas-les-Flots, située dans le département de l’Hérault, est une station balnéaire très fréquentée qui était à l’origine un petit village de pêcheurs. Elle possédait sous l’Ancien Régime un point de la défense côtière contre les pirates, les barbaresques, alors nombreux en Méditerranée dont il reste aujourd’hui la Redoute de Ballestras transférée depuis quelques années dans l’étang du Levant. Un grand jardin paysager a ensuite été réalisé pour relier l’étang du Levant avec sa redoute au centre ville. On peut aussi se promener en suivant l'itinéraire du petit train touristique qui passe par le Canal et les quais, l’entrée de la ville, le port de plaisance, le bord de mer jusqu’au début de l’avenue Saint-Maurice.

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Le petit train façon Dubout

La petite cité d'alors devint une commune en 1850 et prit le nom de Palavas-les-Flots en avril 1928 et bénéficia de l’essor des bains de mer générateurs d’activités saisonnières. En 1872, on mit en service un petit train rendu célèbre par le dessinateur Albert Dubout qui fréquentait beaucoup la commune.

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 La redoute (au 1er plan) et le phare                       Vue du port côté est

Au centre du Parc du Levant, on peut revivre l'épopée du tortillard qui reliait alors Palavas à Montpellier durant un siècle. Le musée du train expose la grosse locomotive d'autrefois et son wagon, des photos d'archives et objets de collections, des illustrations du fameux "petit train de Palavas" vu par Albert Dubout.

Musée Albert Dubout (© Musée Albert Dubout)    La redoute vue du parc

La visite se poursuit par la visite de la Redoute de Ballestras, fortin du XVIIIème siècle servant à protéger la côte et qui favorisa l'installation des premiers pêcheurs. Aujourd'hui, elle accueille le Musée Albert Dubout avec de nombreuses expositions renouvelées chaque année qui montrent bien le regard amusé que porte le caricaturiste sur l'évolution des loisirs à son époque.
     
 
  Les flamands du biotope du "Grec "                              Biotope du "Grec"
       entre Palavas et Carnon               

Pendant longtemps, le point culminant de Palavas a été le château d'eau en forme d'un champignon, construit pendant la Seconde guerre mondiale pour alimenter la ville en eau jusqu’à 1997. L’intérieur contenait alors la redoute de Ballestras, l’ancienne tour de défense du port reconvertie en porte-réservoir d'eau. Le Phare situé au centre de la cité, représente une superbe tour d'observation d’où on a du au 1er étage une vue panoramique, est né de la rénovation de l'ancien château d'eau.
D'une hauteur de 45 mètres, il est construit sur dix étages desservis par deux ascenseurs extérieurs et bénéficie d’une animation lumineuse qui l’enveloppe la nuit venue. Le rez-de-chaussée se compose en particulier un palais des congrès avec salle de conférence et amphithéâtre) ainsi qu’un hall d'exposition.

Le Phare de la Méditerranée       File:Palavas Redoute2.JPG
Le Phare de la Méditerranée  La Redoute depuis la route de Carnon

La barque catalane Saint-Pierre

Cette barque a été construite à Cette (devenue Sète) en 1909 par le maître charpentier Luigi Aversa selon la méthode dite « du gabarit de Saint-Joseph ». Conçue d’abord pour naviguer à la voile latine et pratiquer la pêche aux filets dérivants pour les « poissons bleus » : anchois, sardine, maquereau et thon selon la saison, elle fut ensuite motorisée puis devint bateau de plaisance en 1991.

Compte tenu de son ancienneté, elle offre plusieurs niveaux d’intérêts :
- D’un point de vue archéologique, barque centenaire, elle a subi peu de modifications, préservant son caractère d’authenticité. Elles ne sont actuellement que trois à avoir été classées monument historique dans cette région : outre la St-Pierre, on compte aussi une goélette majorquine Principat de Catalunya et la catalane Notre-Dame de Consolation ;
- D’un point de vue ethnologique, elle est représentative de la construction navale sétoise au début du XXè siècle ;
- D’un point de vue culturel, depuis sa restauration, elle est l’ambassadrice de la longue tradition halieutique de Palavas.

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Statue du pêcheur sur la jetée                                La barque Sain-Pierre

Le musée du patrimoine Jean-Aristide Rudel

A l’origine, ce sont deux peintres, tombés sous le charme de Palavas, Jean-Aristide Rudel et son fils Jean, ont réalisé de nombreux tableaux dont beaucoup sont réunis dans l’espace qui leur est consacré. On peut aussi y découvrir l’histoire de Palavas, son lido, bande sableuse qui s’étend entre la mer et les étangs,  berceau de la commune, le Palavas d’autrefois passant peu à peu d’un village de pêcheurs à une station balnéaire « reine des plages de la Méditerranée » comme certains l’ont surnommée.

        

L'Ifremer à Palavas
Depuis sa création, en 1974, la station de Palavas, implantée entre mer et lagune, est impliquée dans la recherche et de développement en pisciculture marine. Elle intervient plus particulièrement à la génétique, la physiologie de la reproduction, l'immuno-pathologie et la technologie des systèmes d'élevage ^pour le recyclage de l'eau, recherchant d'abord à améliorer le bien être du poisson, la sécurité du consommateur et le respect de l’environnement.

Trois objectifs mis en oeuvre à partir du modèle-espèce qui  est le loup ( appelé aussi bar), qui concerne aussi d'autres espèces comme la dorade, la sole, l'ombrine, le cobias ou la maigre. Les recherches portent aussi bien sur le poisson lui-même que sur son milieu d'élevage pour trouver des moyens d'améliorer la situation actuelle.

La  station s'étend actuellement sur une surface de quelque 4000 m² de plate-forme expérimentale et mène des expérimentations dans un cadre européen.

       Bateau de l'Ifremer à Palavas


A voir dans les environs
* Ancienne cathédrale romane Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Maguelone à Villeneuve-les-Maguelone
* Le jardin de La Motte à Carnon-Mauguio
* Les "cabanes" du Salaison et l'étang de l'or à Carnon-Mauguio

<< Christian Broussas, Carnon-Mauguio, 1 octobre 2013 © • cjb • © >>

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