mercredi 19 février 2014

Marie Ndiaye, Ladivine

Référence : Marie Ndiaye, Ladivine [1], éditions Gallimard, collection Blanche, 416 pages, février 2013,  isbn 2-0701-2669-2

  Résultat de recherche d'images pour "Marie Ndiaye et son mari Jean-Yves Cendrey en 2013 photo"

Roman sur la filiation, question récurrente de notre époque et question éternelle des écrivains, il nous entraîne dans un sombre univers, un petit relent d'enfer puisque si Ladivine est le nom de l'héroïne, c'est aussi une discrète allusion à La Divine comédie de Dante.
Filiation tortueuse donc, elle est fille de ses parents Richard et Clarisse Rivière, c'est la petite-fille d'une autre Ladivine dont sa mère a toujours caché l'existence.

En fait, Clarisse Rivière est la fille de Ladivine Sylla, une femme de ménage qui habite le quartier Sainte- Croix à Bordeaux. Elle se prénomme en réalité Malinka, femme d'un concessionnaire automobile de Langon, Richard Rivière et, à l'insu de tous, rend visite à sa fille les premiers mardis de chaque mois, aussi bien son mari que sa fille légitime qui se prénomme également Ladivine. Même si elle se résoudra à accepter cette filiation,tout ça finira mal, elle sera assassinée par son amant Freddy Moliger et le mari de la jeune Ladivine se muera en meurtrier.


Marie Ndiaye et son mari Jean-Yves Cendrey en 2013

Roman sombre, bien loin de celui qui lui valut le prix Goncourt, où l'on retrouve ses thèmes favoris comme la place de la femme dans la société et dans sa famille, la figure tutélaire du père ou le poids de histoire familiale et de ses racines. La réalité de chaque personnage transparaît à travers les non-dits, les pulsions esquissées et sitôt réprimées, les rêves sans consistance qui s'évanouissent dans la réalité du mati

Commentaires critiques
      

« Un voyage dans les tréfonds de l'âme humaine. » L'express le 11 mars 2013
« Quatre ans après son prix Goncourt, l'auteur de «Rosie Carpe» publie le sublime "Ladivine" et confirme qu'elle est un de nos meilleurs écrivains. » Le Nouvel Observateur le 14 février 2013
« Une mère, une fille, une petite-fille, entravées par les liens du sang. Peut-on se défaire de ses origines ? Un roman à l'écriture somptueuse, par une Marie NDiaye plus puissante que jamais. » Télérama mars 2013

Ladivine (la seconde) adore « son cher vieux Charlottenburg », quartier de Berlin. C'est aussi là que vit Marie NDiaye.  Charlottenburg à Berlin où elle vit

Notes et références
[1] Marie Ndiaye, née en 1967 à Pithiviers, a notamment écrit « Rosie Carpe » (prix Femina 2001) et « Trois Femmes puissantes » (prix Goncourt 2009). Elle vit aujourd'hui à Berlin. 

Voir aussi
* Olivier Barrot, Mon Coeur à l'étroit *Olivier Barrot, Trois femmes puissantes

<< Christian Broussas – Marie Ndiaye - 13 mai 2013 <<<• © cjb © • >>

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire