dimanche 11 janvier 2015

Le Château des Allymes dans l'Ain

Le château des Allymes est une forteresse militaire du XIIIe siècle, remaniée au XVIe siècle, située aux Allymes, sur la commune d'Ambérieu-en-Bugey, construite par le Dauphin de Vienne afin de protéger la population d'incursions qui ravageaient le pays.

C'est le seul exemple de forteresse médiévale du Bugey et offre un point de vue exceptionnel, dominant la plaine de l'Ain à quelque 800 mètres au sud-ouest du Mont Luisandre qui culmine à 805 mètres. Il domine la commune d'Ambérieu-en-Bugey qui l'a acquis en 1984.[1]

  Image illustrative de l'article Château des Allymes        tumb

 

Historique

Le château des Allymes devient français par le traité de Lyon en 1601 lorsque Henri IV réussit à réunir le Bugey au royaume de France. Il représente le type du château médiéval en pierre, ancienne place forte massive, bien plantée à flanc de coteau et dominant la plaine de l'Ain. Position stratégique et militaire à l'époque, aux portes de la Savoie, alors État indépendant, il élève ses deux tours reliées par des courtines.

Conquis à l'origine par les comtes de Savoie, il passera aux mains de René de Lucinge, ambassadeur de Savoie auprès du roi de France. Cet homme, fin lettré et historien a laissé de nombreux écrits. Une exposition permanente retrace sa vie et son œuvre dans l’enceinte du château.

        
Le château : vue d'ensemble

Lors du rattachement à la France, René de Lucinge prête serment au roi de France Henri IV. Le château passe successivement aux familles Suduyraud, Etienne, et Dujat, derniers propriétaires avant la Révolution. Les bâtiments très mal entretenus subissent beaucoup de dégradations. Un descendant de la famille Dujat, Adolphe de Tricaud d'Ambérieu entreprend de le restaurer à partir de 1847 : les courtines sont relevées, dotées à nouveau d'un chemin de ronde et la tour ronde est recouverte.

   
Le château : courtines, tour ronde et tour carrée   (© Bugey-historique)

En 1959, la famille De Tricaud vend le château à monsieur Peyre avant qu'il ne soit classé Monument historique en 1960. En 1964 une première tranche de travaux restaure le donjon, et le logis gothique. La restauration va se poursuivre dans les années suivantes, la toiture et la charpente de la tour ronde en 1977 puis les quatre courtines en 1984 et finalement la barbacane de l'entrée principale en 1991. Le château des Allymes a été l’objet de plusieurs programmes de fouilles et de restauration.

Architecture

Le château des Allymes a été classé monument historique le 20 juillet 1960 puis les ruines de l'ancienne enceinte extérieure au lieudit Bredevent ont été inscrites le 21 août 1967, enfin les vestiges de la basse-cour, de la barbacane, de la tour extérieure nord et de la courtine ont été classés le 2 décembre 19933.

Sa situation géographique fait qu'il offre un point de vue exceptionnel et sans égal sur la plaine de Bresse et sur la Dombes. L'extérieur se compose d'un grand mur de fortifications de 90 mètres de long terminé par une tour de guet préservant jadis un bourg adossé à ses murailles. Un donjon de type roman et une tour circulaire sont réunis par quatre courtines. Cette partie date du XIVe siècle (1351).

Le logis accolé au donjon, du XVIe siècle, de style gothique comporte un escalier à vis qui dessert les étages. À l'intérieur, un ensemble qui ne manque pas d'intérêt : habitat de type gothique adossé au donjon aux belles salles avec charpentes bien conservées, barbacane restaurée pour défendre l’entrée.
Le château des Allymes est un monument qui se visite et accueille des spectacles ainsi que des expositions temporaires.

Roger Vailland aux Allymes

      Roger et Élisabeth aux Allymes

Après son retour d'Italie en 1951 et jusqu'en 1954, Roger Vailland réside dans le hameau, juste à côté du château. Il s'y était établi avec sa future épouse Élisabeth Naldi dans une vieille maison prêtée par des amis.

De ses reportages dans la vallée de l'Albarine toute proche naquit son roman Beau Masque et qu'on retrouve la gare d'Ambérieu dans un autre roman Un jeune homme seul. Dans les articles qu'il publiait alors pour des journaux tels que Action ou La Tribune des nations, il a évoqué son séjour aux Allymes et la vie à la campagne telle qu'elle était à l'époque. Certains de ces articles ont été publiés en 1984 par sa femme Élisabeth et René Ballet dans un recueil intitulé Chronique d'Hiroshima à Goldfinger tome II.

Notes et références
  1. ↑ Base Mérimée PA00116288 et PA00116289

Voir aussi: Mes articles sur l'œuvre de Roger Vailland que j'ai publiés dans Wikipedia :
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