Guerre au Moyen-Orient : Greenpeace accuse les compagnies pétrolières de « sur-profits » de guerre
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Une étude commandée par Greenpeace affirme que les compagnies pétrolières réalisent plus de 80 millions d’euros de « sur-profits » par jour dans les pays de l’union européenne (UE) depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Des « sur-profits » réalisés grâce à une augmentation de leurs marges. Pour le mois de mars, ils représenteraient environ 2,5 milliards d’euros.
Pour arriver à ce chiffre, l’étude commandée par Greenpeace s’est penchée sur l’écart entre le prix du pétrole brut et le prix du carburant en station, entre janvier et février 2026 d’un côté, et les trois premières semaines de mars de l’autre. Or, d’après ces calculs, cette marge a augmenté.
« Greenpeace France
appelle les gouvernements européens à introduire des taxes permanentes
supplémentaires sur les profits des entreprises pétrolières et gazières,
dont le produit serait utilisé pour réduire les factures d’énergie et
accélérer l’indépendance énergétique européenne », ajoute l’ONG dans son
communiqué.
On sait ce que valent les "appels à la responsabilité"
de la puissance publique et la logique de la chaîne de production et de
distribution qui enregistre aussitôt les augmentations de coût pour
ensuite étaler au maximum les baisses, comme si ce "jeu de passe-passe"
était une loi économique.
"Les
prix des carburants devraient bientôt baisser en France si le cours du
pétrole se maintient autour de 93 à 95 dollars le baril", a déclaré le mercredi 8 avril 2026 Olivier Gantois, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip).
Nos voilà bien renseignés ! On pourrait traduire ainsi cette déclaration : "Si
la conjoncture valide ce qu'on peut actuellement en penser, alors il se
pourrait bien que les prix des carburants aient une propension
tangentielle à la baisse".
Voilà qui est parlé pour ne rien dire. Bel exemple de langue de bois.
Quand
les pétroliers anticipent une baisse de production, les consommateurs
anticipent à leur tour, font des provisions, augmentant encore les
risques de pénurie, phénomène qui pèse à son tour sur les prix
provoquant un mécanisme de type gagnant-perdant dont on parle assez peu,
sans doute jugé comme tabou.
C'est un peu comme une lame de fond qui déboulerait subitement et
mettrait beaucoup de temps à se retirer... dévoilant un beau gisement
off-shore.
Pour Gabriel Zucman, là
où 90% de la rente pétrolière se voyait socialisée dans les années
1970, les deux tiers de cette dernière atterrissent dans la poche des
actionnaires aujourd’hui [...] Avec l’envolée des prix du pétrole, les
bénéfices des sociétés extractives explosent et finissent recyclés dans
les paradis fiscaux".
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