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vendredi 16 janvier 2026

Consolation

 

« C’est un ami de l’enfance,
(que) Nous prêta la Providence...
Il n’est plus ; notre âme est veuve,
Il nous suit dans notre épreuve... »

Pensée des morts - Alphonse de Lamartine

 

C’était au temps de notre jeunesse
Quand s’est éteinte toute allégresse
Sur cette longue route ennemie
M’arrachant à jamais mon ami.


C’était par une belle journée
Que par un superbe soir d’été
A disparu ce très cher ami
Terrassé par un mal infini.


C’était je ne sais plus vraiment quand,
Il y a maintenant si longtemps 
Que m’est advenu ce deuil immense
qui a vraiment marqué mon enfance.


C’était il y a bien des années

Que survint alors, inopiné,
Ce drame qui me laissa muet,
Auquel on ne s’habitue jamais.


C’était... oh, à quoi bon recenser
Tous ceux qui hélas nous ont quittés,
Tous ces bons amis trop tôt partis
Quelque part vers leur Paradis.
La vie qui coule dans le lit de l’oubli
Agit alors comme une amnésie,
Le temps qui passe et son érosion
est notre seule consolation.

 

*** Voir également ***
Document utilisé pour la rédaction de l’article Brassens, Pensées des morts --

*** Mes fichiers sur ce thème ***
Document utilisé pour la rédaction de l’article Que peut l'amitié ? (2025) -- Vertu du hasard -- 
Document utilisé pour la rédaction de l’article 
Poésies 2025 -- Deux ans déjà (3) --

 

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<<<<<   Christian Broussas - Consolation -  © CJB  14/01/2026  >>>>>
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Jour de frimas

 

Plus la date fatidique approche
Plus ton image me devient proche,
Au fond de ma mémoire, une ombre passe
Quand le temps s’enfuit, quand la vie trépasse.


Plus avance la date fatidique
Plus m’apparaît son caractère inique
Plus alors se ravive la douleur
Même s’il n’y a plus guère de pleurs,
Même si dans le secret de mon cœur
Je sens émerger quelque réconfort.


Je laisse filer, s’écouler le temps,
Viendra bien assez tôt le printemps.
Je laisse s’éloigner les échéances,
Et s’étendre peu à peu le silence.


Quand la neige recouvre tous ces beaux
Paysages d’un éclatant manteau, 
Décembre, dans ses frimas hivernaux,
Est maintenant comme toi : en repos.

 

*** Mes fichiers sur ce thème ***
Document utilisé pour la rédaction de l’article Que peut l'amitié ? (2025) -- Vertu du hasard -- 
Document utilisé pour la rédaction de l’article 
Poésies 2025 -- Deux ans déjà (3) --

 

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<<<   Christian Broussas - Jour de frimas -  © CJB  16/01/2026  >>>
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jeudi 11 décembre 2025

Vertu du hasard

          

Pour cet anniversaire, je voudrais saisir 
Dans l'impondérable ce qui peut nous unir,
Évoquer quelques souvenirs, tranches de vie
Qui rescellent aussi une douce nostalgie.

On aurait pu sans doute ne pas se connaître,
Continuer nos routes sans se reconnaître,
Se côtoyer comme ça par distraction
Sans véritablement y prêter attention.

Il en faut parfois peu pour rater l'essentiel
Comme chante Georges Brassens, tous ceux et celles
Qu’on croise juste un  instant, «
 qu'on connaît à peine »
Et qu’un beau jour, « un destin différent entraîne…
»


J’aurais pu voir circuler ta vieille Panhard
Sans penser alors à un quelconque hasard,
Sans songer à un alignement des planètes
Quelque part dans le ciel au-dessus de nos têtes,
Ou suivre ta Java filer vers La Villette,
De notre banc, à côté de ma mobylette.

La vie peut parfois avoir de ces attentions
Auxquelles on ne prête guère grande attention.

 

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<< Christian Broussas Hasard . VIII © CJB ° 11/12/2025  >>
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vendredi 5 décembre 2025

Que peut l'amitié...

« Tout feu s'éteint, puisqu'il peut s'allumer. »
L'ami d'enfance - Marceline Desbordes-Valmore

Ô mon ami, fasse que ma prière
T'apporte quelques rais de lumière,

Déchire un peu le voile de la nuit,
Te rappelle ce qu'était notre vie.

Tous les crédos, les recours à la foi
Ne pourront effacer tous les pourquoi,
Combler en nous ce vide de l'absence
Ni parvenir à lui donner un sens.

Que peut l'amitié contre le destin,
Le sort cruel qui fut alors le tien,
Que peuvent les rappels de la mémoire

À tous les songes creux d'un vain espoir ?

Que peut faire toute ma compassion
Contre la pression de la raison,
Mes yeux sans pleurs désormais, des yeux vides
Qui cherchent encore ton regard livide ?

Je voudrais te dire en toute conscience
Que la vie doit bien avoir un sens
Mais mon  cœur a beaucoup trop de chagrin
pour que j'y aperçoive un lendemain.

Que peut l'amitié contre le froid de la tombe
Et le sentiment fugace que tout succombe ?
Que signifie cette lueur, ce fol espoir
Quand peu à peu s'éteint la lumière du soir ?

Ô mon ami, je voudrais ces vers éternels
Gravés dans le marbre d'un amour fraternel,
Mais déjà dans mon cœur ton image faiblit
Et le tenace travail du temps s'accomplit.

  

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<< Ch. Broussas  Que peut l'amitié • © CJB ° 05/12/ 2025  >>
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dimanche 2 novembre 2025

L'automne au mont Myon

 

L’automne me berce de son chant nostalgique
Dans la douce mélancolie qui se dégage
De ces arbres maintenant effeuillés, sans âge,
Fantômes nocturnes aux formes fantastiques.


Plus loin, les touches violacées des colchiques
Parsèment au hasard l’herbe d’une prairie
D’où émergent de longues tiges d’angéliques
Dressant leurs corolles fleuries comme un défi.


Je progresse le long d’un sentier pour charrois
Dans d’épaisses mousses tapissant le sous-bois,
Dans le contraste d’une superbe saison
Abandonnant avec regrets ses frondaisons.


Finie la clarté dorée des temps insolés
Baignés par l’aveuglante torpeur de l’été,
La forêt prend des poses, des teintes cuivrées
Qui virent du jaune-orangé au mordoré.


Petit à petit, sur la terre humide règnent
Les sphaignes spongieuses jonchées de châtaignes,
recouvertes des feuilles tombées de la veille,
Proposent un vrai spectacle à nul autre pareil.


La saison avance, tout s’étiole et décline
Dans la pâleur diaphane d’un temps de bruine,
En pulsant comme un cœur qui vit au ralenti,
Les bruits alors s’amenuisent, deviennent sourds,
Les pas se font plus lourds, les doigts deviennent gourds,
La forêt frissonne, tout petit à petit s’évanouit.

La brume éparse s’étire sans façon,
Voile souvent le matin le sommet du mont
Mais cependant, quand tout nous paraît assoupi
La nature, belle endormie, grouille de vie.


*** Voir également ***

Document utilisé pour la rédaction de l’article * L’automne en Revermont V1  --       

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<<<<<   Christian Broussas - Automne 2 -  © CJB  15/10/2025  >>>>>
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dimanche 22 juin 2025

Pour Perryne et Nicolas

Que dire de la charmante Perryne / Que j'ai connue comme aujourd'hui Charline ?
Les souvenirs communs affleurent / Des souvenirs si chers à mon cœur,
Les plus lointains avec son père et sa mère / D'autres moins précis, de naguère
La mer, la pêche aux crabes à Carnon, / Roissiat et les balades avec les garçons,
Nos rituels culinaires du vendredi / Quand on se retrouvait à la "cafette" vers midi,
Les Noëls sympas au travail de papy / Les carottes au lard de mamy.

Que dire de ce charmant Nicolas / Qui entre Gex et Divonne vient et va,
Une conduite… heu, pas toujours exemplaire, / Peut-être bien un petit peu tête en l’air
Mais en tous cas le préféré de Mamy / Qui nous susurre qu’il est si mimi,
Il faut bien reconnaître qu’il sait y faire / Et qu’en plus il a beaucoup de savoir-faire.
Il lui porte gentiment tous ses cartons / « Ah, vraiment, dit-elle, ce qu’il est mignon »,
Bref, il a conquis toute la famille / Comme il a séduit notre petite-fille.

    

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<< Christian Broussas - Pacs NP -   © CJB  ° 22/06/2025 >>
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mardi 25 mars 2025

Poésies 2025

SOMMAIRE

1- Le temps passé - Évocation – 2- Tu n’as rien perdu (Te souviens-tu ?) – 3- Quand je vois – 4- Les copains d’accord – 5- Les bribes (JC) – 6- Toi mon copain - 7- Ô ma belle plume 8- Quelle importance - 9- Réjouis-toi -

1- Le temps passé - Évocation -

Trempe, oui trempe encore dans mes larmes
Ta plume pour évoquer notre drame
Encore une fois, tant que je pourrai
Continuer à tenir mon stylet,
Évoquer ce funeste anniversaire,
Dire, redire et ne jamais se taire,
Invoquer le ciel, clamer l’indicible,
Dire l’injustice, l’inadmissible
Quand le temps comme une  loi du Talion,
Interdit alors toute rémission.

Trempe, oui trempe encore dans mes larmes
Ô toi mon beau tabellion et clame
De mon désir toute l’inanité,
Y penser peut rendre un peu plus léger,
Le temps semble s’étirer, se polir
Dans les sombres chemins du souvenir.
Comment ainsi évoquer l’avenir
Et avoir toujours l’envie de sourire
Quand rien ne sera plus comme avant,
Mais quand ton souvenir est si vivant.


<< Le temps passé - Quatre ans déjà - 10*10 >>
 

2- Tu n’as rien perdu (Te souviens-tu ?)

De ce temps-là, t’en souviens-tu encore,
De la jeunesse, de nos plaisirs d’alors,
Et depuis ce foutu temps qui nous sépare
voudrait nous faire faire le grand écart ?

C’était au temps si lointain de l’insouciance
Avec ce naturel propre à l’innocence,
Des rêveurs au-dessus du monde réel
s’imaginant sans doute être éternels. 

Je te conterai tout de la vie d’ici,
Joies et peines depuis que tu es parti,
Des chassés-croisés et des vas-et-viens,
Vraiment crois-moi, beaucoup de bruit pour rien.

Rassure-toi, tu n’as pas manqué grand-chose,
Ni petites manœuvres ni grandes causes,
Sans doute que tu aurais été déçu
De tout ceci : déjà vu, déjà vécu.

Tout n’est en fait qu’un long recommencement,
En fait, simple frémissement du moment,
Vraiment, tu n’as rien perdu d’essentiel,
On en parlera mieux devant l’éternel.


<< Tu n'a rien perdu (Te souviens-tu ?) (JC) - 11*11 - >>

3- Quand je vois –

Quand je vois ce qui se passe,
Quand je sais fort bien que tout lasse
Que de la vie on sent le poids
Et que l’on a perdu la foi,

Simplement, je ferme les yeux,
Je vois ton image, nous deux,
Je voudrais que s’ouvrent les cieux
Et je me sens un peu mieux.

Je conserve les yeux fermés
Sur ton corps, sur l’être aimé,
Je distingue tes yeux de braise
Et ta douce joue que je baise.

Je pense parfois au passé
Aux belles occasions manquées,
Au final, de quoi suis-je sûr,
On vit souvent de ses blessures.
 
Je me laisse aller sur la route
Si sinueuse de mes doutes
Il faut assurer, continuer,
C’est pense-on la loi du genre.

Aujourd’hui, le ciel s’éclaircit,
Tous les lourds nuages de pluie
Et de nostalgie s’évaporent,
Et j’entends résonner mon cœur.
Quand tu es là, tout s’évanouit,
Au-delà des jours et des nuits,
Tout s’apaise, le temps s’étire
Et auprès de toi, je respire.

<< Quand je vois - 8*8 - >>

4- Les copains d’accord -

C’était hier et c’est déjà demain,
Le soir n’est pas loin du matin
Tout s’étire trop souvent, se rétracte
Dans des souvenirs aussi disparates
Lorsque le passé se heurte au présent
Et se réfracte dans les heurts du temps.

On sait qu’il faudra bien entrer dans le rang,
Se laisser emporter dans les plis des vents,
Contre eux, zéphyr ou Mistral, on ne peut rien,
Ou vraiment si peu contre ce qui survient,
À ce qu’on subit, à toutes les attaques
Quand tous les souvenirs se font plus opaques.

Oui, c’était hier et c’est déjà demain,
On peut soutenir sans être un grand devin
Qu’il est toujours là le temps des copains, d’accord,
Qu’on peut vraiment compter sur les copains d’abord,
Tous ceux qui seront toujours là pour nous aimer
Et pourquoi pas aussi ceux qui nous ont quittés.


<< Les copains d'accord - 10*10 + 11*11 + 12*12 - >>

5- Les Bribes - À Jean-Claude

Oh, pourquoi continuer à compter
Nos belles années peu à peu égrenées,
Bribes de mémoire qui se délitent
et se perdent  en une improbable fuite.

Une, deux, trois… autant de temps, d’années
Qui scandent sans fin un temps suranné,
et qui s’évertuent encore et toujours
À courir après la fuite des jours.

Autant de bribes, de vieux souvenirs
Qui semblent ne jamais vouloir finir,
Comptées sur un implacable boulier
Qui nous impose sa tension rythmée.

Vois derrière le tain du miroir
L’image rémanente de l’espoir,
L’ombre brouillée de l’envers du décor
Qui à chaque fois nous remuent le cœur.


Que ce chant que j’espère  mélodieux
S’élève lentement  jusqu’aux cieux,
Pour mieux éclore et s’ouvrir à nos âmes,
Pour mieux évoquer l’inique drame.

Le temps qui nous attend est assassin,
Qui guette sans cesse et revient matin,
Sapant nos désirs comme un ennemi,
Nous privant à jamais de nos amis.


<< Les bribes - A Jean-Claude - 10*10
- >>

6- Toi, mon copain –

Toi, mon copain, mon pote, mon ami
Tout va, tout s’enfuit, rien n’est à vie,
Tu ne le sais que trop bien, c’est ainsi
Car si loin de nous,  tu es parti.

Ô toi, mon camarade, mon poteau,
Souvenirs de jeunesse,  mon Toto,
Nous étions alors sans grande malice,
Rien d’artificiel ou de factice,
Simplement nous étions comme des rois
Dans notre quartier, tout allait de soi,
Sans arrière-pensées, sans chichis,
Sans lois entre nous, sans s’être choisis.

Quelque chose comme un cadeau du ciel,
Quelque chose de quasi naturelle,
qui évoque ce qu’on nomme amitié…
Qui implique une vraie complicité,
Ô mais les mots m’échappent maintenant
pour dire combien tu nous manques tant.

Ô toi, mon camarade, mon poteau,
Que partager avec mes pauvres mots,
La vie un jour nous avait séparés
Un moment avant de nous rapprocher,
Mais voilà, tu es parti bien trop tôt,
Je ne sais pas où, quelque part là-haut.


<< Toi mon copain - 10*10
- >>

7- Ô ma belle plume !

Ô ma belle plume, belle compagne,
Depuis si longtemps elle m’accompagne
Fidèle depuis tant et tant d’années
Qu’avec amour, j’ai souvent effilée,
Trempe, trempe tes mots dans l’encre noire
Des petits signes sacrés de l’espoir,
Décris des hommes les affres de l’âme,
Leurs ressorts secrets avec tous leurs drames.

Sortir des chemins de la connaissance
N’en prendre que le meilleur, son essence…
Cours sur le papier ma belle plume,
Enjolive tous les mots que j’allume,
Frappe très fort comme sur une enclume,
Écris, lèche de la vie son écume,
Tranche net d’une "écriture-couteau"
Tout en profondeur dans le fil des mots.

Ce sont, me direz-vous, de simples mots
Qui au grand jamais ne s’inscrivent en faux
Mais parfois des mots gravés dans la pierre
Tour à tour graves, profonds ou sincères
Mais toujours là, ultimes références
Pour ferrailler contre l’indifférence.

Bien sûr, elle ne pourrait se mesurer
Aux monstres glacés des armées casquées,
Défier les canons des lois de la guerre
rivaliser dans un grand bras de fer
Et résister à la force brutale,
À l’agression des monstres de métal.

Ô ma belle plume, quel beau rempart
Qui me guide (éclaire) comme les feux d’un phare
Face à la bêtise universelle comme
Aux errements, à la folie des hommes
Car elle est très loin d’être démunie,
Se gravant peu à peu dans les esprits.


<< Ô ma belle plume - 10*10
- >>

8- Quelle importance !

Quelle importance nous donnons au temps,
À l’attraction des "neiges d’antan".
Que sont relatifs ces détours de vie
Qui ne seront pas toujours infinis,
Un temps rythmant nos peines et nos amours,
Repoussant au loin la fuite des jours.

La vie nous offre de précieux moments
Sans que l’on se doute qu’elle nous ment
Car ils peuvent nous sembler éternels
Et une existence tout en dentèles
Mais ils ne sont qu’utopies et mensonges,
Parenthèses évanescentes de songes.
Toujours, elle reprend ce qu’elle donne,
Tous les plaisirs qu’elle a offerts aux hommes.
 
Qu’en est-il donc de cette éternité
Qui se perd au loin dans les nuées,
N’est-ce pas un miroir aux alouettes
Que rien sur cette terre n’arrête,
Quand s’estompent  ainsi nos derniers
désirs et s’enfuit notre volonté.


<< Quelle importance ! - 10*10
- >>

9- Réjouis-toi –

J’ai l’impression que tu es bien caché
Peut-être bien dans la brèche d’un rocher
Peut-être dans cette étoile qui scintille,
Ce coin de lumière qui, au soleil, brille,
Peut-être aussi dans le bruissement du vent,
Bien à l’abri dans l’épaisseur du temps
Qui se fond dans une lune qui luit
Dans les ombres latentes de la nuit.

C’est un doux sourire qui s’ouvre à la vie
Quand enfin la mélancolie nous fuit,
Libérée de nos peurs et de nos rancœurs,
Pleins de souvenirs tapis au fond du cœur.
Ô toi l’ami, tu es bien là parmi nous
Oui, et nous penserons à toi jusqu’au bout.

Ô toi, ne pleure plus l’ami disparu
Quand sans défenses vers toi il est venu,
T’offrant sa confiance, le cœur à nu,
Et surtout, ne pleure pas celui qu’il fut,
Les larmes n’ont jamais rien résolu
Mais réjouis-toi de l’avoir bien connu.


<< Réjouis-toi - 11*11
- >>

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<< Christian Broussas Poésies 2025 © CJB ° 26/04/2025  >>
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jeudi 20 mars 2025

Quand viendra l'heure

 Quand un jour viendra enfin l’heure
Où l’on se sentira moins forts
Sans plus beaucoup d’émoi au cœur,
Sans vraiment éprouver la peur,


La vie, ultime coup du sort,
S’acharne à détruire les corps
Et nous emporte sans remords
Aucun, dans un autre décor.


Quand alors tout sera fini,
Le temps rejoindra l’infini,
Gommant toute réalité,
Effaçant ce qu’on a aimé.


Quand demain pour nous ne sera plus,
L’âme allégée, comme mise à nu
Flottera dans un monde inconnu
Si loin d’ici, de tout ce qui fut.


Alors, le néant prendra tout son sens
Dans le bleu azur d’un ciel immense
Pour aller rejoindre le grand mystère
Qu’on puisse imaginer sur cette terre. 

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<< Christian Broussas • L'heure   © CJB  ° 02/04/2025 >>
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samedi 28 décembre 2024

Faut serrer les rangs

               "Dans l'vent"

C’est ainsi, faut serrer les rangs,
Et supporter des tas de gens,
Tu vois, t’es pas vraiment dans l’vent,
Tu viens des neiges d’antan,
Tu vois, t’es pas vraiment dans l’vent
Va bien falloir choisir ton camp.


Si tu n’es pas vraiment in
Essaie de la jouer fine,
Pour faire un grand travelling,
Te retrouver sur le ring;
Enfin faire quelque chose,
La vie n'est pas toujours rose,
Sans jamais prendre la pause
L’important c’est que tu oses.


T’occupe pas des gens,
Assieds-toi sur un banc
Prends pas de coup de sang,
C’était pas mieux avant,
Sûr que c’était pas mieux
Mais tout ça est si vieux.


Rester entre nous c’est le pied,
Ici, on sait bien à qui se fier,
Quand on se retrouve tous ensemble
C’est quand même bien mieux il me semble.
Rappelle-toi, faut serrer les rangs
Si tu désires être dans le vent.


Surtout, fais comme tu le sens
Tu vois, faut être dans le vent
Toujours, toujours par tous les temps
Même si tu es sur le flanc,
Alors, te sens pas obligé
De sacrifier ta liberté,
Nul besoin de montrer les dents
Pour être dans le sens du vent. 

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<< Christian Broussas • Serrer les rangs  © CJB  ° 27/12/2024  >>
                                  <<<  métrique : 8*7*6*9*8  >>>

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